Exposition cancérigène – Votre métier est-il à risque ?

Bien que les industriels tenteront d’affirmer le contraire, le travail tue.. à petit feu s’il n’est pas exercé dans les meilleures conditions. Les causes sont nombreuses et connus : lieux inadéquats, pénibilité, stress ou exposition cancérigène. Sur ce dernier point, une échelle des risques a été crée afin d’informer les travailleurs de l’impact potentiel sur leur santé. Et le moins que l’on puisse dire est que l’exposition cancérigène est omniprésente, indépendamment du sexe et de l’activité. En revanche, il est possible de faire le tri, explications…

De la chimie à la substance cancérogène, il n’y a qu’un pas

On ne sait jamais quel le terme choisir, cancérigène ou cancérogène, la question demeure ; les définitions sont identiques et englobes les deux termes.
L’exposition à une substance ou un agent potentiellement cancérigène ne garanti pas la survenue du cancer, c’est un fait. Le cancer revêt des causes multiples et la simple exposition ne peut in fine amener à un cancer. Mais tout dépend de la dose car une exposition 1000 fois supérieure à la norme – par un contact direct avec une substance nocive – ne donnera aucun doute sur le futur diagnostique.

Pour résumer les produits chimiques et leur capacité cancérogène, nous vous dressons une liste exhaustive :

Aldéhydes : cet agent chimique est assez fréquent dans les produits de nettoyage
Produits issus de la combustion : grâce aux moteurs diesel, aux fumées dégagées par les industries de métallurgie ou du pétrole
Métaux : les métaux lourds sont des incontournables de l’exposition cancérigène avec le cadmium, l’arsenic et le cobalt en tête + leur présence sur les routes. Les véhicules de transport de matière dangereuse en recèlent également
Poussières minérales et fibres : issues principalement des usines de traitement de l’amiante mais pas que…
Poussières végétales : les micro débris issus de la découpe du bois
Matières plastiques : le titre se suffit à lui-même
Médicaments usagés : on l’oublie souvent mais la pollution environnementale issue des médicaments usagée est lourde de conséquences…

Cette liste n’est qu’un résumé pour saisir l’ampleur du phénomène car tous ces agents chimiques ont un degré d’exposition cancérigène certain. Et si votre métier de tous les jours vous met en contact avec les agents chimiques cités, votre exposition au risque cancérigène devient une réalité.

Exposition et risques, quels métiers sont touchés ?

Selon l’étude réalisée en 2010 auprès de 48000 français, la direction de la santé estime à 12% le nombre de travailleurs exposés, de manière hebdomadaire, à un agent accentuant le risque de cancer. Un chiffre qui en dit long sur la santé au travail…

Sur moins de 3 millions de travailleurs à risques, 75% d’entre eux travaillent dans la catégorie socio-professionnelle ouvrière avec quelques disparités selon l’activité exercée :

Risque effectif recensé :

Travailleurs dans le secteur du BTP : estimation à 500 000 personnes
Ouvrier qualifiés et non qualifiés dans les secteurs métallurgiques et mécaniques : 300 000 personnes
Travailleurs liés à la maintenance : 250 000 personnes

Avec les travailleurs du BTP en tête, le risque est certain car les poussières de béton, mortier, peintures et autre produits nécessaires sont d’une nocivité certaine. Problème, ces produits sont indissociables de l’activité et les émanations sont légions. Les conséquences peuvent être nombreuses à commencer par un cancer possible de la plèvre mais aussi un problème de reproduction.

Risque fort recensé :

Ouvriers de la réparation automobile : 200 000 personnes

Une voiture est un agent chimique à lui seul. Ces composantes en font un excellent agent contaminant. Sauf qu’à sa construction, les éléments les plus dangereux ont été mis sous couvert de couches de protection. En conséquence, le personnel évoluant dans cet univers est en contact permanent avec les produits chimiques tels que l’huile de moteur, les émissions de diesel dans un espace clos ou les émissions radioactives de pièces usagées…

Risque modéré :

Agents d’entretien : 100 000 personnes
Conducteurs de véhicules : 100 000 personnes
Ouvriers et techniciens des entreprises de transformations de matière première : 200 000 personnes

En résumé, les métiers de la transformation, de l’entretien / nettoyage et du bâtiment sont les plus à risques. N’oublions pas d’ajouter les travailleurs de nuit, les esthéticiennes et coiffeuses ainsi que les métiers de la santé à l’exemple des sage-femme ou infirmières qui sont en contact permanent avec des agents chimiques ( médicaments cytostatiques ). Mais il faut corréler ces informations avec le lieux de vie, l’état d’esprit, les polluants aériens et terrestres – en dehors du travail – pour définir une échelle de risque précise. Vous avez donc la possibilité de procéder vous-même aux recherches ou de passer par l’application mobile de prévention santé : Lifextend

L’exposition aux substances cancérogènes a largement été étudié en amont de la création de l’application LIFEXTEND afin de corréler une série de données : indiquant toutes les précisions sur votre santé à moyen et long terme. Vous n’aurez plus besoin de penser à des solutions car l’application vous offre des réponses adaptées et personnalisées suite à l’analyse de votre environnement. Et comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, son téléchargement est gratuit.

Sources : BULLETIN ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, 13 JUIN 2017