Est-ce que l’intelligence assure une meilleure santé ?

Il semble important de paraître plus intelligent que nous le sommes en réalité. Et les récentes études sur la baisse généralisée du QI peut inquiéter…
Chaque échange et interaction est une occasion de briller en société. A ce titre, l’intelligence est très bien perçue, synonyme de prospérité et réussite sociale. A tel point qu’une question en apparence anodine est venue poindre le bout du nez : l’intelligence serait-elle l’élément clef d’une bonne santé ? Les génies sont-ils les mieux lotis? Une question complexe que nous allons tâcher de décrypter…

 

Taille du cerveau et intelligence, existe t-il une corrélation ?

Notre société a besoin de génie ! Ils sont les fers de lance de notre quotidien. A l’image d’un Albert Einstein ou Nikola Tesla, ces génies ont marqués notre temps par la précision de leurs recherches ou notre dépendance face à leurs inventions. L’intelligence supérieure est un don rare qui demande bien des générations pour offrir un être d’exception. Le cerveau d’Einstein a même été disséqué afin de saisir les tenants de son potentiel, sans succès. Une seule chose est certaine, son cerveau avait un poids inférieur par rapport à la normale.

De ce fait, de nombreuses théories sur les facultés et le poids du crâne ont afflué. A tel point qu’il semble urgent de remettre les idées en place et l’intellect à ses méninges. Plus léger d’une centaine de grammes, le cerveau d’Einstein fut étudié par un grand nombre d’experts, pour saisir que sa phénoménale ascension fut la corrélation de plusieurs faits. D’une part, sa génétique lui permis d’avoir d’excellentes capacités. En ce sens, il faut comprendre que sa génétique n’a pas été freiné par des problématiques héréditaires. C’est bien souvent la raison d’un QI moins élevé : des facteurs externes altérant la qualité de certains gènes. Cette conclusion est emprunté au Professeur Robert Plomin qui a étudié la génétique des surdoués à grande échelle. D’autre part, son enfance fut marqué par une certaine rigueur. Un atout véritable l’obligeant à mobiliser toutes ses ressources dès son plus jeune âge : la famille d’Albert Einstein a entretenu sa curiosité afin de le poussé toujours plus loin dans la recherche naturelle et continue. Son père était féru de mécanique et sa mère lui apprit un instrument de musique, une bonne combinaison pour construire un cerveau compétitif et créatif.

Il ne faut donc pas chercher dans la génétique les réponses au génie ni à la longévité. Seul le cumul de facteurs tels que l’environnement, les interactions sociales et la génétique peuvent permettre de saisir le fonctionnement de l’un et l’autre. En revanche, l’intelligence et la bonne santé empruntent des chemins communs…

Comment améliorer son intelligence et sa santé ?

En matière d’intelligence et de santé, une première valeur est nécessaire, il s’agit de l’équilibre ! Un environnement stable et sain assurera toujours une meilleure évolution de la personne. Évitez donc les environnements conflictuels, de tension ou de pression. Ils génèrent un stress qui peut se propager tel un virus prêt à frapper le grand public. Et le stress s’attaque au système nerveux, bloquant fortement le potentiel humain au sens large. Mais cette donnée est aussi valable pour le bien-être car la qualité de vie d’une personne et son environnement conditionne plusieurs risques de santé. Un environnement stable et équilibré où la frustration est réduite assure à l’individu une ascension cognitive certaine mais aussi une forme physique et psychologique.

L’alimentation est le second point d’importance car il conditionne aussi l’expression de gènes. En réduisant une alimentation emplie de pesticides, on soulage la cerveau. Il en va de même pour une malnutrition chronique fait d’anti nutriments, de toxines ou encore de perturbateurs endocriniens. Chaque attaque sur le système nerveux fragilise ce dernier avec pour conséquence un mauvais fonctionnement cérébral, surtout lors de l’enfance. Il est donc vital, pour assurer au potentiel de s’exprimer, de nourrir correctement son corps mais aussi ses hémisphères.

La musique est une dominante importante dans l’équilibre psychologique mais pas seulement. Plusieurs études des années 1980 avaient déjà mis en avant qu’écouter de la musique classique à des femmes enceintes augmentait sensiblement la capacité des nouveaux nés au langage articulé précoce. Quant à ses effets relaxants sur le stress, la musique est un atout précieux, plus efficace que nombre de médicaments sans ordonnances…

L’exercice est la troisième approche nécessaire à l’intelligence et au bien être. Car la pratique d’une activité mobilise toujours notre cerveau. Le sport en est un parfait exemple. Il suffit de pratiquer une bonne séance de sport deux fois par semaine, pour en tirer des bénéfices à la fois cognitifs et sanitaires. Mais il y a plus intéressant. En combinant harmonieusement le sport, l’exercice cérébrale et une activité sociale suffisante, le corps fabriquerait des nouveaux neurones. L’équilibre des bonnes actions est donc la clef d’une longévité mais aussi d’une intelligence plus affirmée.